4-Agissements des anti-lapins

 

           On vient de le voir, deux Ministères (Agriculture et Environnement) sont viscéralement opposés au retour du lapin de garenne. Quels sont leur moyen d'action face aux chasseurs qui au contraire souhaitent une augmentation de ces populations ?

 

         La suffisance, la désinformation, la manipulation, la déstabilisation, la LOI (la leur, pas celle de élus de la nation), ...

 

    Des exemples ?

 

Choisis dans le domaine de la recherche d'un vaccin contre la myxomatose .

 

    Question :

    Lorsque l'ANCLATRA a annoncé en 1974 qu'au lieu de se lamenter contre la disparition des lapins de garenne  il fallait chercher  un vaccin contre la myxomatose, un président de région cynégétique, siégeant à l'ONC, est immédiatement venu nous dire ne cherchez pas, nous (l'ONC) l'avons déjà fait, et nous n'avons rien trouvé. La solution n'existe pas. Le virus de la myxomatose est comme celui de la grippe, il mute en permanence. Ne perdez pas votre temps.

       

    Réponse : L'ANCLATRA a créé un groupe de recherche. Nous l'avons stimulé, aidé, et ... Un an après un premier vaccin contre la myxomatose a été trouvé. Il s'agit du SG33. A cette occasion il a été montré que le virus de la myxomatose ne mute pas, contrairement à la désinformation de l'ONC.

 

    L'ONC a même tenté de casser le groupe de recherche que nous avions monté, en expliquant aux chercheurs, qu'ils ne devaient pas continuer à travailler avec nous, (qui n'avions pas d'argent) mais avec eux. Certains de ces chercheurs on préféré rester avec nous, et ils ont réussi dans leur recherche. D'autres ont suivie l'ONC, et le financement de leur recherches a été interrompu  lorsqu'on nous crut scientifiquement inactivés.  

 

    Question :

    Lorsque l'ANCLATRA a poursuivie en annonçant qu'elle  se lançait dans la recherche d'un moyen de transmission du vaccin contre la myxomatose aux lapins sauvages, sans avoir à les capturer, l'ONC a ironisé sur nos chances de succès en parcourant toutes les fédérations de France et en leur demandant de ne pas financer nos recherches.

 

    Réponse : En même temps que cette campagne de désinformation se poursuivait, l'ANCLATRA déposait un brevet montrant "qu'il était possible de vacciner des animaux sauvages sans avoir à les capturer, en utilisant comme vecteur une de leur puce spécifique". C'était une première mondiale.

 

 Question :

    Lorsque l'ANCLATRA a  annoncé qu'elle  se lançait dans l'élevage des puces de lapin, même technique. Selon l'ONC il était impossible d'élever des puces de lapin, et de plus, l'ONC annonçait autoritairement que les dites puces ne retrouveraient jamais leurs cibles (le lapin) dans la nature.

 

Réponse :

    Nous ('ANCLATRA et BIOESPACE) en produisons actuellement des millions, qui, lorsqu'elles sont lâchées retrouvent parfaitement leurs cibles, qu'elles piquent et vaccinent très efficacement.

     

 

Choisis dans le domaine de la recherche d'un vaccin contre la VHD .

 

Nous avons depuis 2003 engagé des recherches contre la VHD. Comme par hasard l'ONC se réveille dans une lettre à la  fédération des chasseurs du  Morbihan. Cette fédé s'inquiétait t'elle du retour du lapin, il faudrait le leur demander.

 

Que dit cette lettre ? La voici ci-dessous in extenso.

 

 

Monsieur le président, 

Nous avons pris connaissance de votre courrier du 6 janvier dernier qui a retenu toute notre attention. La situation du lapin de garenne est en effet préoccupante. C'est pourquoi d'importants moyens de recherche sont consacrés par l'ONCFS à cette espèce.

En particulier, le problème de la myxomatose et de la VHD mobilise notre équipe spécialisée sur le lapin. Il est assez complexe et doit être abordé de façon globale en tenant compte à la fois des spécificités de ces maladies, de l'évolution des habitats et des problèmes de gestion cynégétique. A ce titre, la focalisation des moyens sur la mise au point d'un hypothétique vaccin nous semble relever d'une approche erronée car basée sur une analyse incomplète de la situation. Affirmer que la mise au point et la distribution d'hypothétiques vaccins pourraient permettre au lapin de redevenir l'espèce abondante qu'elle fut par le passé, relève à notre sens de l'utopie et est de nature à faire naître des espoirs déraisonnables. C'est pourquoi les programmes conduits au sein de notre établissement s'inscrivent dans un cadre beaucoup plus large. Voici quelques informations sur ces programmes.

Myxomatose

Un important programme, conduit en collaboration avec l'Université de Lyon, porte sur l'interaction entre l'impact de la myxomatose et la structure spatiale des populations. Basé sur l'observation d'une plus grande résistance des populations, il vise à identifier les conditions de densité et de structures spatiale conduisant à un moindre impact de la maladie.

Une expérimentation de vaccination contre la myxomatose a été conduite en nature. Les résultats sont en cours d'analyse afin de déterminer quel est le gain dans ces conditions en terme de survie des animaux. Ce travail sera complété par la construction d'un modèle destiné à déterminer si une campagne de vaccination pourrait avoir un impact sur la dynamique d'une population et, le cas échéant, dans quelles conditions (proportion d'individus vaccinés, intensité de la circulation naturelle du virus…).En effet, contrairement à une idée reçue, il n'est pas certain qu'un vaccin dit "efficace" ait un impact sur la dynamique d'une population. L'efficacité "vétérinaire" d'un vaccin se juge à l'échelle d'un individu d'élevage qui, une fois vacciné, ne développe pas la maladie contre laquelle il a été vacciné. En nature deux autres questions se posent : d'une part la proportion d'animaux à vacciner pour avoir un réel impact à l'échelle de la population et, d'autre part, la rôle des autres causes de mortalités, qu'on ne rencontre pas en élevage et qui peuvent réduire le gain de survie tel qu'il peut être mesuré en élevage. Nous attirons votre attention sur la confusion qui est couramment entretenue entre cette efficacité "vétérinaire" et l'efficacité attendue en matière de gestion cynégétique, c'est à dire à l'échelle des populations. C'est la confusion de ces deux notions sous le même vocable d'efficacité qui conduit à des analyses erronées et à entretenir ainsi un espoir à ce jour démesuré.

VHD

Les connaissances sur cette maladie sont beaucoup plus fragmentaires que sur la myxomatose. L'interaction entre structure spatiale des populations et impact de la VHD fait aussi l'objet d'une collaboration avec l'Université de Lyon. Du fait de certains manques dans les connaissances, ce programme est moins avancé que celui concernant la myxomatose.

Une équipe de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) à mis en évidence un facteur de résistance des lapins à la VHD. Des études préliminaires conduites en partenariat avec cette équipe suggèrent que cette résistance s'accroît dans le temps, les épidémies successives sélectionnant des animaux résistants. Un programme est en cours pour caractériser les mutations génétiques responsables de cette résistance et ainsi fournir un outil de diagnostic utilisable à grand échelle. Il vise également à modéliser l'accroissement de cette résistance pour prédire l'impact futur de cette maladie.

L'ONCFS a déjà contribué au développement d'un vaccin

L'ONCFS n'est actuellement impliqué dans aucun programme de recherche visant à mettre au point un vaccin. Cet investissement a déjà été réalisé et a porté ses fruits en aboutissant à la mise au point d'un vaccin mixte contre la myxomatose et la VHD par une équipe de l'INRA et de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Ce vaccin est efficace, à l'échelle d'un individu, par voie orale ou parentérale. Aucun développement commercial n'est envisagé en raison de la quasi impossibilité d'obtenir une autorisation du mise sir le marché (AMM) pour ce type de vaccin, c'est un OGM, et en l'absence de partenaire industriel intéressé pour le développer et le commercialiser, le marché attendu n'étant pas jugé économiquement intéressant. Il convient de préciser qu'aucun test en nature n'a été réalisé  et qu'il est donc impossible de préjuger de l'efficacité de ce vaccin à l'échelle d'une population.

Enfin nous tenons a vous informer que cette question des pathologies du lapin a récemment fait l'objet d'une réunion de concertation entre l'ONCFS et la FNC. Nous continuons par ailleurs nos travaux pour définir les meilleures conditions de repeuplement et de gestion des habitats et des prélèvements, qui sont les seules pistes réellement envisageables à notre avis.

Je vous prie de croire…

Le directeur de l'ONCFS

Jean-Pierre Poly

 

Vous trouverez la réponse à cette lettre dans "petit gibier" le journal de l'ANCLATRA, auquel nous vous conséillons de vous abonner. Mais pour ceux qui ne le seraient pas encore  vous pouvez prendre connaissance de cette réponse  immédiatement.

En résumé que dit l'ONC : "Surtout ne faites pas confiance à l'ANCLATRA et à BIOESPACE. Nous avons cherché, et pas trouvé. Alors c'est parce qu'il n'y a rien à faire."

 L'ONC reprends les mêmes thèmes de  la suffisance, de la désinformation,  de la manipulation, et de la déstabilisation.

Rien de nouveau donc sous le soleil, si ce n'est un danger supplémentaire. L'Union Nationale va t'elle faire confiance à l'ONC ? Si oui pourquoi ?

 

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