Réglementation.

La question abordée ici est  celle de la mise sur le marché d'un vaccin vétérinaire contre la myxomatose, la VHD, ou des vaccins mixtes Myxo/VHD, ainsi que les conditions d'utilisation et de transmission de ces vaccins.

On peut aborder ces questions d'au moins deux façons différentes:

        1/ En ne limitant pas les champs de la recherche.

        Dans ce cas, on se demande si un vaccin efficace, facile d'utilisation, peut exister, et on le cherche sans contraintes stérilisantes. Ensuite, et seulement ensuite, on se demande comment faire pour pouvoir l'utiliser, en réfléchissant aux aspects réglementaires.

 

         2/ En faisant au contraire passer la réglementation avant toute chose.

        Dans ce cas on se lance dans la lecture des textes européens, on voie si ces textes définissent des contraintes, et on ne cherche qu'à l'intérieur de ces contraintes. Autrement dit, l'on ne cherche que sous le lampadaire l'objet que l'on a perdu ailleurs. Les chances de le trouver sont, bien sur, nulles.

 

 

Tout chercheur, ou toute personne morale,  raisonnant logiquement doit se situer dans le premier cas de figure,  et c'est précisément ce qu'a fait l'ANCLATRA et BIOESPACE dans le passé, et que nous continuons à faire dans le présent.

 

 

Dans le passé:

 

1/ L'ANCLATRA a contribué activement à la découverte du vaccin anti myxomatose SG33 par le Pr Saurat et le Dr Gilbert. Suite à cette découverte, l'ANCLATRA à conseillé au Pr Saurat et Dr Gilbert de déposer un brevet par l'ANVAR (ce qui fut fait). L'ANVAR a ensuite aidé le Pr Saurat à développer ce vaccin ce qui fut également fait via l'Institut Merieux. Au point que le SG33 fut mis sur le marché quelques années plus tard.

 

 

2/ La collaboration avec le Pr Saurat s'est poursuivie. Il à été montré que le SG33 peut être diffusé aux lapins par aérosol, mais que cette diffusion aux lapins sauvages s'avère difficile, voire impossible.

 

3/ Il a également été montré que la vaccination par le SG33 fait perdre la résistance à la myxomatose que les lapins acquièrent lorsque leurs parents subissent la pression myxomateuse (sauvage) pendant plusieurs (3 à 6) générations.

 

4/ Autre information capitale qui s'est ajouté aux précédentes en défaveur du SG33, ce vaccin (SG33) n'est que très difficilement transmissibles par les puces.

 

5/ Il fallait donc se rendre à l'évidence,  le SG33 ne pouvait  pas être un bon candidat vaccin capable de traiter les animaux sauvages sans avoir à les capturer. Il fallait en trouver un autre avec les bonnes caractéristiques.

 

6/ C'est sur la base de ces difficultés et impératifs, que de nouvelles recherches ont été entreprises, et qu'est né le BE4.

 

7/ Le BE4 est un virus de la myxomatose naturellement atténué (de force 4).

 

        Le BE4 est parfaitement purifié. Il est stable.

 

       Le BE4, lorsqu'il est inoculé chez les adultes,  maintient chez les générations qui en sont issues la même résistance contre la myxomatose que celle transmise par les virus sauvages.

 

        Lorsque le BE4 est inoculé à des populations de lapins sans aucune résistance à la myxomatose (lapins domestiques) , un faible pourcentage d'entre eux (20 à 30 %) ne survit pas. Par contre lorsqu'il est inoculé à des lapins sauvages la totalité des lapins survivent et sont ainsi parfaitement vaccinés contre la myxomatose.

 

        Le BE4 est parfaitement transmissible par les puces.

 

       Ce faisant, si on vaccine ainsi les lapins sauvages, on diminue considérablement la population de virus sauvages très virulents dans le milieux naturel, et on protège directement les lapins domestiques de la contamination.

 

Bref le BE4 est un vaccin , facile d'utilisation, très efficace pour lutter directement contre la myxomatose des lapins sauvages, et indirectement contre la myxomatose des lapins domestiques.

 

 

On se trouvait ainsi dans le cas de figure (1) ou l'on avait (en cherchant tout azimut) trouvé un virus naturel atténué contre la myxomatose.

Ce virus protège les populations de lapins sauvages, et domestiques. Il doit être considéré comme un vaccin.

Son mode de transmission est certes inhabituel (la transmission d'un virus vaccin par un insecte est une première mondiale).

 

Il fallait se pencher sur les questions de réglementation.

 

Réglementation.

 

Mérieux consulté, (nous avions conservé de très bonnes relations) disait non, au motif qu'ils avaient plus à perdre qu'a gagner à travailler avec les chasseurs.

 

Une multi nationale Américaine  via ses filiales Espagnoles et Hollandaise se disait intéressée. Le PDG Américain disait oui, de même que le service de recherche européen (localisé en Espagne).  Le service des relations avec les université disait également oui. Nous pensions être en bonne voie. Le blocage est intervenu lorsque nous avons abordé le service commercial (France) .  Ce Monsieur nous a opposé les mêmes raisons que Mérieux. Nous avons plus à perdre qu'à gagner en travaillant avec les chasseurs.

Donc acte.

 

 

Dans le présent :

 

Les chasseurs doivent faire le travail eux même.

 

Au lieu de se lamenter, il faut que les chasseurs s'entraident, et qu'ils s'attèlent à franchir étapes par étapes les barrières posées avant toute mise sur le marché.

 

Chasseurs, pour nous, cela signifie Union Nationale, Fédérations, Sociétés de Chasse, Individuels.

 

Ensembles les "chasseurs" ont du pain sur la planche pour obtenir l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) du BE4 et de son mode de transmission (la puce de lapin).

 

 

L'aventure doit continuer avec le vaccin contre la VHD .

 

        La première phase, doit être la recherche d'une solution, sans contraintes de réglementations.

 

C'est ce que nous faisons.

 

        La seconde si l'on trouve quelque chose d'efficace sera comme pour la myxomatose, liée à la solution des problèmes réglementaires.